Eh oui, c’est tout petit!

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“Mais en fait, TSHU c’est tout petit!”

Eh oui! Depuis la naissance de TSHU, je ne peux compter les fois où nous avons entendu cette phrase. Que dire du visage incrédule des gens visitant nos bureaux et entrepôts, à savoir une pièce remplie de mouchoirs TSHU prêts à s’envoler, des montagnes de tissu, une table, une chaise, des ciseaux, une table et un fer à repasser.

Rien d’étonnant, c’est le propre de beaucoup d’entreprises ayant pris naissance sur le Web. Un beau site Internet, des produits surprenants, le tout couplé à une bonne couverture de presse et voilà que les apparences peuvent être trompeuses. Ajoutez un vidéo d’entrepôt (pas le vôtre) fourmillant de commandes et on vous comparera au prochain Amazon!  

Cette fausse perception peut parfois être grisante et, pour plusieurs raisons, beaucoup d’entrepreneurs ont tendance à camoufler un peu – voire beaucoup – la vérité en laissant le public croire aux apparences. Rendu là, il est difficile de révéler de vrais chiffres de vente et donc d’informer leurs clients fidèles quant au réel progrès de l’entreprise.

Avec TSHU, Marion et moi avons choisi de donner l’heure juste. Sommes-nous plus purs que d’autres? Non, pas vraiment. Nous avons simplement décidé de ne pas dépenser d’énergie à lutter contre la transparence. Nos fidèles clients achètent nos produits, mais aussi notre histoire et nous la voulons vraie; même si cela fait réaliser aux gens que nous sommes “très petits”.

Depuis le tout de début de notre aventure, nous avons suivi ce principe et c’est pourquoi nous avons toujours donné nos chiffres de vente de façon transparente aux journalistes.

À ce sujet, nous approchons maintenant du cap des 2,000 mouchoirs adoptés depuis notre lancement en mars 2014.

TSHU est effectivement une petite entreprise menée par deux amoureux; amoureux l’un de l’autre et des petits mouchoirs que nous vous offrons. Non – TSHU ne nous fait pas encore vivre et ne génère toujours pas assez de profits pour payer un salaire à Marion, qui s’occupe des opérations quotidiennes.

Tout est réinvesti dans l’amélioration du produit et de nos services.

Comment y arrivons-nous à deux, sans s’y consacrer à plein temps? Tout d’abord, la production est assurée par différents ateliers de couture que nous choisissons avec soin. De plus, tout un réseau de professionnels Montréalais on ne peut plus compétents nous ont aidés à prendre notre envol et donner à TSHU la vision que nous avions en tête. Mentionnons notamment notre directeur artistique Olivier Valiquette, notre photographe Jimmi Francoeur, notre stratège Web Jean-Philippe Duchesneau, notre copywriter Jean-Sébastien Marcoux, notre emballeuse hors-pair Pascale Poirier – et bien d’autres TSHUpers exceptionnels qui se reconnaîtront.

Alors, oui, nous sommes petits et ne vendons que des “petits mouchoirs” et c’est d’autant plus chouette de partager avec vous nouvelles, pensées et infos aujourd’hui – vous qui avez peut-être déjà adopté nos produits ou qui nous trouvez simplement un peu fous et fascinants.  

Voici donc! En juin, nous avons clôturé notre premier trimestre rentable. Profitable – pas de beaucoup, mais profitable quand même, et ce, même après avoir procédé aux dons promis pour la plantation d’arbres. Cela aura pris un an (et plein d’erreurs de parcours!). En cette deuxième année d’existence, nous espérons doubler notre portée dans le monde et notre nombre de mouchoirs adopté! C’est quand même bien parti. Nous avons reçu la semaine dernière une commande d’Israël. Israël!?! Cela nous a fait réaliser à quel point nos TSHUs ont voyagé loin déjà.

Après décompte, nos petits mouchoirs se seraient déjà envolés vers près de 120 villes, et ce, dans plus de 15 pays différents!

TSHU-dans-le-monde-sept2015

C’est toute une fierté personnelle pour Marion et moi, mais c’est aussi un sentiment génial de faire rayonner notre métropole à l’étranger. En effet, nos petits mouchoirs en apparence tout simples, ont besoin de passer dans les mains de cinq différents experts – tous situés dans un rayon de moins de 5 kilomètres à Montréal, avant de prendre vie. Le secteur du textile a perdu des plumes à Montréal, mais l’expertise est toujours là et c’est un plaisir indescriptible de mettre en valeur le talent local.

D’autre part, quand vous nous écrivez pour nous remercier d’avoir apporter une solution élégante à votre rhinite à l’effort ou votre larmoiement chronique ou tout simplement parce que vous vous sentez nu sans votre TSHU, sachez que nous lisons vos témoignages et que nous sourions, car ces produits nous les avons imaginés, créés et envoyés un par un de par le monde, vers vous.

Quand nous changeons vos vies, ne serait-ce qu’un peu, vous changez la nôtre. Et pour cela nous vous en sommes des plus reconnaissants.

Alors voilà, vous savez (presque) tout et si vous voulez en savoir plus, n’hésitez jamais à nous écrire.

La seule chose qui ne soit pas transparente chez TSHU, ce sont nos mouchoirs!

Thomas Geissmann
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