Jusqu’où?

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« Je me demande bien jusqu’où se rendront vos petits mouchoirs ».

Dans cette question pointent deux sous-entendus. Le premier, qui s’applique à tout entrepreneur, voulant que tout projet a une limite pour celui qui le porte. Le second étant qu’au moment du lancement de TSHU, peu de gens nous croyaient capables de nous rendre où nous sommes aujourd’hui en vendant nos « petits carrés de tissu ».

La question a de quoi piquer l’orgueil encore davantage. 8 mois sont passés depuis notre lancement et il me semblait important de revenir sur la petite histoire de TSHU qui commence par un voyage.

Le voyage.

Juillet 2013, nous partons vers la France et arrêtons chez Tonton Robert à Moulayrès. Devant chez lui un écriteau, « Chez le vieux conhards ».

Tonton Robert nous parle de la route qu’il a parcourue et de l’endroit où il est aujourd’hui; la guerre, la fuite, les joies, les disputes, la fierté, la famille, les aventures. Bref, une vie bien remplie.

Le cœur plein de souvenirs, Tonton tient à ce que je reparte avec quelque chose de chez lui, de lui. Mes pieds étant trop grands pour ses chaussures de luxe achetées à Genève il y a 40 ans, nous repartons avec sa collection de vieux mouchoirs en tissu. Ils ont servi, et serviront encore.

L’idée.

De retour à Montréal, nous portons et utilisons fièrement les mouchoirs de Tonton Robert; avec l’assiduité à laquelle un cadeau de la sorte peut s’attendre. Le geste nostalgique devient une nouvelle façon, transforme nos habitudes de consommation et ne laisse personne indifférent : des jeunes avec des mouchoirs de grand-père!

Ces impacts nous font nous demander pourquoi le bon vieux mouchoir en tissu a-t-il été délaissé? Lui pourtant si utile et élégant. Que faudrait-il faire pour le ramener au goût du jour?

Et si les mouchoirs arboraient des motifs uniques et des couleurs éclatées?
Et s’ils avaient une forme unique?
Et si un arbre était planté pour chaque mouchoir vendu?

Septembre 2013, et si notre idée devenait un vrai projet? TSHU était bel et bien né.

Le départ.

Déterminés à ce que l’idée n’en reste pas une, nous nous sommes lancés têtes premières. Têtes premières dans le rêve, têtes premières dans une industrie que nous ne connaissions pas, têtes premières dans TSHU.

Mars 2014, soit 6 mois plus tard, nos TSHU prenaient leur envol; comme s’ils ne nous appartenaient plus complètement. Ils se sont rapidement retrouvés dans les poches de nos proches et bientôt même d’inconnus.

Après l’excitation des premières ventes, le vrai travail commençait comme on dit.

L’étape.

À chaque voyage, ses étapes; moments nécessaires de recul sur le trajet accompli et sur le cap à prendre. Voilà maintenant 8 mois depuis le grand départ, environ un an depuis l’idée.

Le chemin accompli?

  • TSHU a rayonné au Québec dans les médias et dans les concours d’entrepreneuriat.
  • Plusieurs centaines de TSHU ont été adoptés et l’équivalent en arbres plantés.
  • Une présence dans une trentaine de points de vente incluant la très réputée chaîne Simons.
  • La conviction que nous touchons les gens avec nos petits mouchoirs et notre histoire, une belle recette pour changer le monde.

Le cap.

Il faut maintenant reprendre le cap avec toujours la même question qui souffle dans nos dos : « jusqu’où se rendront vos petits mouchoirs »?

Pour la prochaine étape, nous sommes fiers de vous présenter notre nouveau site et notre blogue qui nous servira entre autres à ouvrir les horizons de TSHU vers l’étranger. Le vrai voyage commence. Merci à Strategio pour leur aide généreuse et professionnelle.

Alors, jusqu’où se rendront nos petits mouchoirs? Aussi loin qu’ils le voudront et que vous le voudrez, car TSHU, c’est vous!

Thomas Geissmann
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