Revenir à l’essentiel

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Débuter à la fin

Quand on a initialement eu l’idée de fonder TSHU, Thomas et moi avions d’autres « vies » professionnelles. On ne connaissait rien en matière de design, mode, couture et tout autre talent requis pour mener le projet à terme.

Heureusement, on était (et on l’est toujours), plutôt débrouillards, et on a rapidement su réunir une équipe talentueuse pour nous aider à lancer notre bébé.

Le talent

À l’époque, notre équipe était assez cossue, comprenant :

  • Des couturières professionnelles
  • Un spécialiste en broderie
  • Une shop d’imprimerie textile
  • Un designer graphique
  • Un photographe
  • Un webmestre
  • Une entreprise spécialisée dans l’emballage (eh oui, les mouchoirs TSHUs étaient emballés dans des sleeves en carton recyclées !)

Et, peu après, nous comptions une personne qui repassait et emballait les mouchoirs avant de vous les poster.

À un point dans l’histoire de TSHU, on avait même quelques personnes qui rédigeaient du contenu pour le site web.

Loin des yeux, près du cœur

Pourquoi une si grande équipe ? Pour plusieurs raisons.

1_ On vous le rappelle, nous ne connaissions rien à la sérigraphie, la broderie, la photo ou l’emballage…

2_ On n’avait pas vraiment le temps, avec nos boulots « sérieux » respectifs et une pléthore d’enfants à la maison.

3_ On croyait vivement que notre vision pour TSHU fonctionnerait et on préférait que le projet se déploie, même si on n’était pas impliqués dans tout au quotidien.

Revenir aux sources

En 2019, à 36 ans, j’ai appris à coudre. D’abord, juste par curiosité, pour comprendre ce que je demandais à nos couturières. À ma grande surprise, c’est vite devenu une passion. J’en mangeais ! Rapidement, je me suis procuré une machine à coudre… Puis une autre… Et même une brodeuse ! J’avais tellement de plaisir à coudre (et découdre). Je voyais les mouchoirs en tissu sous une nouvelle lumière. Je pouvais les rendre plus beaux, plus parfaits, plus durables. Je pouvais désormais créer des nouveaux styles, essayer plein de nouvelles choses, peaufiner les modèles existants. Trop chouette !

Disons-nous les vraies choses, dans le processus, j’ai cousu une panoplie de mouchoirs tordus, biscornus, imparfaits. Et en triant la pile de mouchoirs que nous avions en stock, je suis également devenue plus critique quant aux finitions. C’est donc comme ça qu’on s’est retrouvés avec une pile de mouchoirs orphelins… Des mouchoirs en tissu que nous offrirons à nos fans pendant le mois de février. Vous pouvez vous abonner à notre infolettre pour être les premiers informés de cette promo !

En même temps, je me suis mise à suivre des tutos en ligne pour apprendre comment prendre des photos pour notre site Internet. Équipée d’une petite box lumineuse et de mon smartphone, j’ai investi dans une tablette graphique et j’ai rapidement été suffisamment à l’aise pour retirer l’arrière-plan des images et uploader mes propres photos de mouchoirs sur le site. Certes, ce ne sont pas les meilleures photos du monde, mais le fait de pouvoir tout faire à l’interne m’a donné une liberté que je ne connaissais pas auparavant. La liberté de réagir plus rapidement, d’offrir un service réellement personnalisé sans attendre après les autres ou devoir mettre de la pression sur d’autres personnes.

TSHU en 2020

Aujourd’hui, les mouchoirs TSHU sont donc entièrement confectionnés dans notre petit atelier. Quand vous commandez un mouchoir en tissu, je découpe le tissu, je le repasse, je le couds – et le brode si requis. Je coupe les petits fils qui dépassent, je le repasse à nouveau. Je prépare l’enveloppe et l’apporte au bureau de poste du village. Aujourd’hui, le processus intégral se passe ici, chez nous — et je vous le promets, il se déroule toujours dans la bonne humeur. 🙂

Et vous, avez-vous appris de nouvelles choses en tant qu’adulte, qui ont changé votre vie ? Partagez vos histoires avec nous!

Marion Poirier
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